samedi 11 juillet 2009

IMOCA / Un PRB 5eme du nom !

La saga PRB se poursuit avec la construction, lancée il y a déjà plusieurs mois, d'un tout nouveau monocoque IMOCA, PRB 5ème du nom ! Ce dernier portera la griffe du duo Vincent Lauriot Prevot/ Guillaume Verdier. Sa coque conçue dans le moule du 60’ Imoca Safran est actuellement en fabrication au Chantier Naval de Larros à Gujan Mestras sous la direction de Thierry Elluère.


Crédit : JM Liot / DPPI / Vendée Globe

Depuis 17 ans, l'entreprise vendéenne PRB est engagée dans la grande aventure du Vendée Globe. Ce fut d'abord avec le monocoque PRB (1) en aluminium de Jean-Yves Hasselin dans le Vendée Globe 92/93, puis le plan Finot-Conq PRB (2) d’Isabelle Autissier entre 1996 et 1999. Vint ensuite le 60’ PRB (3) que Michel Desjoyeaux puis Vincent Riou conduisirent à un doublé historique dans les Vendée Globe en 2001 et 2005 et enfin le PRB (4) conçu par le cabinet américain Bruce Farr pour le dernier Vendée Globe de Vincent Riou, revendu aujourd’hui à l’entreprise Akena Vérandas. Pour la suite de la saga PRB dans le Vendée Globe, il faudra désormais compter avec un tout nouveau PRB (5) dont l'objectif principal est de participer au Vendée Globe 2012-2013.

Crédit : V Curutchet / DPPI

Si la coque est construite sur le moule du Safran de Marc Guillemot, le pont du bateau sera lui original car Vincent Riou considère que cette partie là d’un bateau doit être adaptée à la philosophie et aux méthodes de navigation du skipper. La construction du moule puis du pont se feront en partie par l’équipe interne de PRB et par le chantier CDK technologies à Port la Forêt pour la cuisson et la construction du mât.

Le troisième site de construction se trouve lui en Italie, près de Milan, chez Refraschini. Spécialisée dans le composite, cette entreprise a fabriqué des pièces pour le VOR 70 Ericsson 3, les Imoca 60 Groupe Bel et Safran mais aussi les châssis de Formule 1 Ferrari ! C’est de son four à autoclave que sortira la structure interne de PRB. Enfin la quille sera une nouvelle fois réalisée par l’entreprise AMPM de la Mothe Achard. L’assemblage final se déroulera au sein du chantier CDK à partir du mois d’octobre pour une mise à l’eau fin décembre. La construction se fera sous la coordination de Grégoire Metz qui s’est déjà acquitté d’une tâche identique pour le PRB précédent avant de prendre un temps, le poste de directeur général de l’IMOCA.

Enfin et côté programme, PRB prendra en 2010 le départ de la Calais Round Britain Race, puis de la Route du Rhum, l’objectif majeur étant évidemment de s'aligner au départ du prochain Vendée Globe le 21 octobre 2012 aux Sables d'Olonne.

Source : Vendée Globe

Transat jacques Vabre / Samantha Davies et Sidney Gavignet sur Artemis Ocean Racing II

C’est officiel, ce sera le skipper français Sidney Gavignet, tout juste rentré de la Volvo Ocean Race, qui se joindra à la talentueuse Sam Davies (4ème du dernier Vendée Globe) pour courir la Transat Jacques Vabre. Entre le marin de 39 ans au parcours des plus complets (préparation Olympique, Coupe de l’America, Match Racing, Figaro, Multi 60 pieds…) et Sam Davies, aujourd’hui considérée comme la meilleure skipper britannique de la Classe IMOCA, le duo fera sans aucun doute parler de lui ! « C’est pour moi un grand challenge que de faire une course comme la Transat Jacques Vabre sur un bateau tel qu’Artemis, et je pense qu’avec Samantha nous allons faire une très bonne équipe» a déclaré Sidney Gavignet.

Crédit : E Allaire

Sam Davies est liée à Artemis pour les 6 prochains mois, ce qui ne change rien à ses projets de chercher un sponsor pour supporter Roxy dans la construction d’un nouvel Open 60 IMOCA. Durant cette période, elle aura également pour mission de donner des conseils techniques utiles pour le développement d’Artemis Ocean Racing II.

C’est une super opportunité pour moi de naviguer sur un Open 60 de dernière génération et de participer à son programme de développement, le tout aux cotés d’un navigateur que je respecte énormément. Il est certain que ce bateau va nous donner du fil à retordre dans une course comme la Transat Jacques Vabre dont les vents portants et légers dominent jusqu’au Costa Rica. Mais Artemis est un bateau très puissant qui à beaucoup attiré l’attention des foules avant le Vendée Globe et cela va être une expérience très enrichissante. J’espère vraiment contribuer à l’évolution d’Artemis Ocean Racing pour le futur. D’un point de vue sportif et technique, c’est pour moi une grande opportunité de rejoindre le programme Artemis dans cette phase de progression.» a commenté Sam.

Crédit : V Curutchet / DPPI

L’objectif d’Artemis Ocean Racing pour cette année 2009 consiste à promouvoir des talents britanniques, tout particulièrement dans le monde de la course au large. L’équipe sera constituée de skippers spécifiquement recrutés pour des courses bien particulières. Le concept d’équipe est la clé de la campagne avec pour objectif de développer une élite britannique de navigateurs en double et en solitaire.

Ainsi, hormis Sam Davies, deux autres nouveaux skippers britanniques ont rejoint Jonny Malbon dans l’équipe d’Artemis Ocean Racing pour les 6 prochains mois : Nick Bubb et Ollie Bond.

Source : Transat Jacques Vabre

TFV / Focus sur le bateau Espoirs Ile De France - FRA 51

C'est l'une des légendes du Tour de France à la Voile, l'un des fidèles de l'épreuve et sans nul doute son skipper le plus emblématique. On parle bien sûr de Jimmy Pahun, 47 ans, double vainqueur de l'épreuve, vainqueur de la transat AG2R, animateur, manager, skipper des bateaux Région Ile de France depuis 1999 sans oublier ses talents de journaliste.


Copyright : JM Liot / TFV 09

Grâce aux 11 participations de ce projet, le public a ainsi découvert que l'on naviguait en Ile de France et que des régatiers de talent en étaient issus. Après dix tours de France à la voile dans la catégorie professionnelle, dont une victoire on l'a dit en 2006, Jimmy a cette fois classé l'équipage francilien en amateur. Il compte cette année essentiellement sur des espoirs de la région pour bien figurer dans le Tour. A ses côtés, pour mener le bateau, Vincent Aillaud, un jeune spécialiste du 470 licencié au Stade Français en est le symbole et Jean-Pierre Nicol qui a mené, hier, l'équipage jusqu'à la victoire de la cinquième manche de ralliement entre La Trinité sur Mer et Talmont Saint Hilaire.

Interview de Jimmy Pahun :


« J'ai une chance incroyable, c'est d'avoir la fidélité de mon partenaire. Cela fait 11 ans que nous faisons le Tour de France à la Voile. L'avantage avec des partenaires institutionnels comme cela, c'est que la victoire est importante mais elle n'est pas automatiquement nécessaire. Il y a vraiment un côté formation, apprentissage. Ile de France a eu trois vies : de 1999 à 2002 où nous avions à bord Isabelle Autissier, Laurent Pagès, Terry Hutchinson, Pascal Bidégorry, Nicolas Troussel, Erwan Tabarly. C'était Hollywood le bateau ! On a fini hélas 2ème à O,25 points de Nantes en 2002. Puis on a voulu avoir une nouvelle expérience avec la volonté de sortir des jeunes de 2003 à 2007. On a gagné le tour en 2006, gagné en amateur en 2005 et on a fini 3ème en 2007 alors qu'on pouvait encore le gagner le matin du dernier départ. Là, on est à nouveau dans une phase d'apprentissage, de démarrage.

La composition de l'équipage est faite en co-relation avec le conseiller technique régional, Vincent Aillaud qui navigue à bord régulièrement. Il a trouvé quelques très bons éléments franciliens qui représentent 40% de l'équipage. Mais il a aussi fallu en trouver d'autres. Et la mayonnaise a bien prise. Je suis une bonne huile, je fais bien prendre la mayonnaise. Nous sommes même un peu au-delà de nos espérances car l'année dernière, on n'a pas gagné une étape et cette année, on a déjà gagné une manche. Mais on en est encore qu'au premier quart. Il ne faut pas s'emballer !

La Région Ile de France nous laisse vraiment le temps pour former, pour apprendre. Avec Vincent, nous sommes skippers du bateau. En amateur, nous ne pouvons avoir qu'un professionnel à bord. Jean-Pierre Nicol est le skipper sur tous les grands parcours et je navigue sur certaines manches. Je ne me sens plus tout à fait comme un professionnel de la navigation mais plutôt comme un professionnel de l'organisation, d'avoir monté cet équipage mais je n'ai pas beaucoup navigué cette année. J'espère que sur l'eau, je serai à la hauteur de mon équipage !
»

Source : TFV 09

Les Sables - Horta - Les Sables / Sièges à bascule

Au classement de 8h (TU+2) la flotte abordait visiblement le dernier front froid à négocier avant la descente sur les Açores. "Telecom Italia", en solide leader avait déjà viré de bord pour entamer son dernier tronçon vers la ligne d'arrivée. Au vu des vitesses affichées il semble bien que le vent ait fortement molli à l'arrière du front.

©Stéphanie Gaspari

Pour les poursuivants du duo Soldini – Fauconnier, toute la problématique va être de trouver le bon tempo pour enclencher le virement de bord. En deuxième position "Zed 4 "(Gérald Bibot – Didier Le Vourc'h) a réussi durant la nuit à creuser un écart d'une dizaine de milles sur les autres prétendants à la place de dauphin. "Destination Calais", quant à lui, n'a pu résister au retour de ses poursuivants. Au nord de la flotte, "Groupe Partouche" espère bien tirer un avantage significatif de sa position légèrement excentrée… Pour tous, le vent a refusé les obligeant à infléchir leur route vers le nord-ouest. Tout est maintenant question de timing : virer trop tard, c'est avoir fait de la route en plus et prendre le risque de de voir des concurrents plus habiles passer par en dessous ; virer trop tôt, c'est prendre le risque de ne pas pouvoir passer sur un seul bord et devoir tirer des bords aux abords de l'archipel des Açores quand les vents deviennent plus capricieux : une opération à haut risque mais qui peut permettre de grappiller de précieux milles. Attention, entre un tour de force et un tour de cochon, on a coutume de dire que c'est la réussite qui fait la différence.

Au vu des informations reçues des différents concurrents, un vent mollissant et un brin de soleil seraient visiblement fort appréciés en guise de cadeau de bienvenue sur l'archipel… Un atterrage sur les Açores sans avoir pu distinguer, au loin, le sommet du Pico, n'a pas la même saveur.

Source : Les Sables - Horta - Les Sables

vendredi 10 juillet 2009

Figaro / Thomas Rouxel embarque Sébastien Josse pour le Tour de Bretagne

Pour le Tour de Bretagne à la Voile en double qui se disputera du 5 au 12 septembre 2009 entre Saint-Malo et La Trinité-sur-Mer, le skipper de Défi Mousquetaires ré-embarque le "capitaine" de l'Imoca 60 BT Sébastien Josse. Ensemble, ils ont déjà remporté deux belles victoires cette année, le Spi Ouest-France Bouygues Telecom, en Open 7.50 et le Grand Prix Petit Navire en 60 pieds IMOCA. Cette fois-ci, ce sera en Solo Figaro.


© A.Courcoux/Stichelbaut.com

Sébastien Josse honorera donc encore une fois Thomas Rouxel de sa présence en participant à ses côtés à la 7e édition du Tour de Bretagne à la Voile, où Thomas avait terminé 2e en 2007 (avec Erwan Israel). Sébastien Josse : "… J'ai accepté avec grand plaisir de participer avec Thomas Rouxel au Tour de Bretagne parce qu'on est de bons amis, mais aussi parce que j'adore naviguer en Figaro. Thomas est une personne très discrète, mais il sait se donner les moyens pour atteindre ses objectifs. Il sait ce qu'il veut et sait où il va. Il a du feeling et du talent. Ce qui fait certainement sa plus grande force, c'est qu'il ne se prend pas la tête. Il est capable de mener sereinement un projet ambitieux à terme. Je l'ai déjà embarqué et suis heureux d'aller re-naviguer avec lui. Je lui fais confiance, quel que soit le support. Il a de véritables compétences…".

© MARTINEZ Thierry


De quoi conforter la confiance que Thomas affiche depuis le début de la saison 2009, au regard des résultats, toujours dans le Top10 et, souvent, sur le podium. Thomas Rouxel : " …J'ai choisi de naviguer avec Sébastien Josse, parce qu'on se connaît bien et parce qu'on a les mêmes centres d'intérêts, la même façon d'appréhender la vie. De plus, on a beaucoup navigué ensemble cette année. Je n'ai jamais eu de doutes sur ses compétences et je sais désormais qu'on s'entend aussi bien sur l'eau qu'à terre. J'ai beaucoup de choses à apprendre de lui et je sais que ça lui fait très plaisir de revenir jouer en Figaro… Le Tour de Bretagne est une superbe épreuve et le cadre est magnifique. Le format est très original, surtout pour nous Figaristes, car nous n'avons plus l'habitude de naviguer sur des petits parcours côtiers. Le niveau y est aussi très relevé et l'intérêt sportif est donc élevé. L'ambiance est très bonne : le Tour de Bretagne est en effet la dernière course de la saison. Je sais déjà qu'elle me donnera à nouveau envie de continuer à naviguer en Figaro… ".

Une combinaison gagnante
Comme déjà annoncé, Thomas collectionne les places d'honneur et les podiums depuis le début de la saison. Sébastien Josse n'est pas en reste, venant d'inscrire une nouvelle victoire à son tableau de chasse, avec la Round the Island Race / Tour de l'Ile de Wight (UK) en Imoca 60. Pendant que Thomas participera à la Solitaire, Sébastien va continuer sa campagne britannique avec la semaine de Cowes et la course du Fastnet. Tous deux auront fort à faire avec la concurrence qui s'annonce, d'un côté comme de l'autre de la Manche, très rude. Gageons que les lauriers glanés ou à glaner sauront dynamiser ce tandem de choc qui aura a coeur de franchir – au moins pour Thomas – la dernière marche du podium du Tour de Bretagne à la Voile, à savoir l'emporter cette année (Sébastien a déjà couru deux fois l'épreuve). En 2007, Thomas avait terminé 2e derrière Charles Caudrelier et Nicolas Lunven et devant Jérémie Beyou et Christopher Pratt, dont deux vainqueurs de la Solitaire.

Repères :
Tour de Bretagne à la Voile 7e édition
Départ 5 septembre 2009
Arrivée 12 septembre 2009
Villes étape : Saint-Malo, Saint-Quay-Portrieux, Perros-Guirec, Brest, Piriac-sur-Mer, La Trinité-sur-Mer
Source : défi Mousquetaire